2 - Le nouveau chemin Imprimer Envoyer
La Série de Sophia - Année 2
Mardi, 22. Avril 2008

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Et c’est ainsi que nous commençons…

C’est ainsi que nous commençons ce temps commun à toi et moi, dans cet espace merveilleux que nous partageons; cet espace dans lequel chacun d’entre vous est bienvenu, exactement comme lui ou elle est en ce moment. Exactement comme tu te sens aujourd’hui. Exactement avec l'air que tu as aujourd’hui. Avec les pensées qui t’occupent aujourd’hui. Avec les questions qui sont tiennes aujourd’hui. Avec tes peurs et tes soucis. Et aussi avec ce merveilleux courage intérieur qui t’as amené ici. Ce courage dans ton moi profond, qui dit : Oui ! Oui je suis prêt, à apprendre plus, à profiter plus, à vivre plus que jamais auparavant.

Et moi, Sophia, je te souhaite la bienvenue pour le commencement de notre chemin ensemble, et j'y ai invité chacun d’entre vous. Et peut-être quelques-uns d'entre vous ont remarqué : C’est une nouvelle sorte de chemin.

Les anciens chemins que vous avez connus, qui se font peut-être encore sentir au plus profond de toi, étaient difficiles et parsemés de privations. Et comme tu avais des sacrifices à faire pour pouvoir suivre ces anciens chemins. Encore et toujours tu devais abandonner des choses derrière toi. Tu devais renoncer à certaines choses ou tout simplement serrer les dents, fermer les yeux et traverser cet espace désagréable, froid, inamical.

C’étaient les chemins de la séparation. Les chemins sur lesquels chacun d’entre vous a déambulé seul. Toujours à la recherche, toujours dans la peur de ce que tu pourrais rencontrer. Toujours en train de douter de toi-même, te demander si c’est vraiment le bon chemin. Les chemins de l’ancienne énergie n’étaient pas toujours agréables. Ils t’ont amené à des nouvelles expériences. Ils t’ont guidé à des endroits dont tu n’avais pas osé rêver, dans un sens positif autant que négatif.

Et j’aimerais t’inviter aujourd’hui à sentir le début du chemin de la sagesse, que moi, Sophia, j’ouvrirai, et qui grandit une respiration après l'autre, avec nous. Et je t’invite à percevoir : À sentir et à percevoir le premier élément de ce chemin. Peut-être remarques-tu : Ce n’est pas un chemin qui se situe devant toi. Ce n’est pas un chemin qui va tout droit et veut te guider vers un but. Ça c'est la particularité du mental. Le mental pose des chemins droits devant toi, te dessine un but, que tu dois apparemment atteindre.
Et moi, Sophia, je t’invite à ressentir: Ce chemin n’est pas un chemin du mental. Et c’est la raison pour laquelle tu ne peux pas le percevoir avec ton mental et tu ne peux pas apercevoir sa fin quelque part au loin. Et tu ne peux pas comprendre d'une façon rationnelle, ce que ce chemin te donnera. Et tu ne peux même pas prévoir comment ça sera de faire le premier pas sur ce chemin.

Ce chemin de la sagesse prend sa source dans un nouveau lieu, prend sa source dans un nouvel amour en ton for intérieur. C’est cet amour en ton for intérieur qui t’invite à prendre un nouveau chemin. À faire la connaissance d’un nouveau chemin et à le ressentir.

Et le tout premier pas à faire sur notre chemin commun, sur ce chemin, est de t’approcher de ta propre âme, d’intégrer ta propre âme dans ta vie et de devenir un avec tout ce que tu es vraiment. Ce merveilleux premier pas te fera comprendre encore plus de quel genre de chemin il s'agit.

Moi, Sophia, je t’invite à t’arrêter, à devenir silencieux et à cesser de marcher pour le moment. C’est le premier pas de notre chemin commun. Je t'invite à être calme et à t'arrêter, à cesser d'avancer. Sens quelle différence ça fait, quand cette partie surexcitée en toi, qui veut toujours avancer, a tout à coup le droit de devenir calme.

Tu es invité à plonger dans ton corps. Tu es invité à t’arrêter et à retrouver ton calme. Tu es invité à sentir : Il n’y a plus aucune raison d'aller quelque part. Il n’y a en ce moment plus aucune raison de faire des efforts. Plus aucune raison de chercher. Plus aucune raison de se battre. Plus aucune raison de faire quelque chose.

Moi, Sophia, je t’invite à sentir : Il y a un état d’être à l’intérieur de toi, doux, aimant, attentionné, à lequel tu peux simplement revenir. Quelques-uns d'entre vous s’étonnent peut-être : N’êtes-vous donc pas venu aujourd’hui ici avec vos chaussures de marches, vos manches retroussées et vous m’avez regardé avec impatience et m’avez demandé : Qu’est-ce que nous devons faire ? Où devons-nous aller ? Quel sacrifice devons-nous faire ? Quelle montagne devons-nous vaincre ? Quelle force dois-je déployer ?

L’ancien chemin était un chemin où tu devais donner quelque chose, où tu devais renoncer à quelque chose. Que tu devais prendre en charge. Que tu devais guider. Et le chemin de la sagesse, que moi, Sophia, souhaite te montrer, est le chemin sur lequel tu commences à devenir calme. C’est le chemin sur lequel tu commences à sentir que tu n’as plus besoin de chercher. Que là-bas il n’y a absolument rien à faire pour toi. C’est aussi le chemin où tu apprends à ressentir que ton âme n’a jamais attendu quelque chose de toi, que tu donnes quelque chose, que tu doives rendre des comptes ou prouver quelque chose. Ton âme t’attend dans ton centre, attend que tu deviennes calme et que tu t’arrêtes.

Et regardons ensemble d'un peu plus près la nature de ce silence. Qu’est-ce que ce silence ? Et comment peux-tu te plonger dans ce silence ? Tu vois : C’est exactement le contraire. C’est encore plus que le contraire de ce que tu as fait jusqu’à présent. Tout ce que tu as fait dans ta vie, commençait toujours avec ton action, commençait toujours avec le fait que tu doives prendre le volant. Commençait toujours par la recherche de quelque chose, que tu voulais trouver quelque chose ou que tu avais simplement ressenti la douleur d'avoir perdu quelque chose.

Et aujourd’hui j’aimerais t’inviter à ressentir à quoi ressemble d’arriver à la fin de la recherche, à la fin de l’effort, à la fin de cette grande responsabilité que tu as porté tout une vie, beaucoup de vies durant.

Certains d'entre vous connaissant la religion bouddhiste, pensent peut-être en ce moment: mmmhhh… silence, devenir calme. Ça a l’air de quelque chose que je connais déjà, que j’ai déjà pratiqué et vécu. Et tout de même ce silence dans lequel je t’invite aujourd’hui, dépasse de loin tout ce que tu as jamais pratiqué ou tout ce dont tu as fait la connaissance.

Car tu vois : Le silence du passé était un silence que tu as cherché. Un silence qui demandait que tu te battes pour l’obtenir. Un silence à lequel certains d'entre vous se sont même obligés. Vous avez fait vœu de silence. Et vous vous êtes retiré de vos familles et amis. Vous avez quitté votre maison, toujours à la recherche de ce silence. Vous avez essayé de reproduire ce silence artificiellement. Vous avez essayé d’obtenir ce silence par la force. Vous avez essayé de le découvrir quelque part. Quelque part.

Et vous vous êtes posé tant de questions — qu’est-ce que ce silence pourrait être, de quoi a-t-il l’air, comment il serait au toucher— que vous avez oublié à quel point vous vous êtes agité dans cette recherche du silence. Vous vous êtes stressé. Vous êtes tombé dans le chaos. Vous vous êtes pris dans la difficulté et la solitude. Renoncement et désistement. Et en fin de compte vous avez senti que ce silence est tellement froid et vide, que vous auriez pu presque vous perdre dans ce silence. Certain entre vous s’en sont entichés et vous avez tellement essayé de vous perdre dans ce silence et de vous y fondre complètement, qu’il ne reste plus rien de vous.

Et moi, Sophia, je souhaite t’inviter à ressentir un silence qui n’est pas vide. À sentir un silence qui est depuis longtemps en toi, qui circule depuis longtemps dans ta respiration, qui te touche depuis longtemps de l’intérieur. Un silence qui est rempli d’égards, de chaleur, de sécurité. Ce silence est chaleureux. Ce silence est doux. Et dans ce silence tu peux te laisser glisser en toute tranquillité. Ce silence n’attend rien de toi. Ce silence ne t’observe pas pour juger à quel point tu es devenu tranquille, quelle quantité de silence tu as déjà acquise; mais ce silence te regarde affectueusement, t'observe d’une façon aimante et compatissante. Ce silence est simplement avec toi. Il aimerait circuler à travers toi et te remplir. Il aimerait toucher tout ce que tu es.

Tu vois : Tu portes encore tellement d'aspects de toi faisant des efforts. Des parties tendues, habitant ton corps. Des parties ayant des attentes déterminées envers toi et ta vie et qui te rappellent tous les jours que tu n’as pas encore rencontrées ces attentes. Il y a des aspects se faisant entendre dès le matin au réveil et te criant que tu n’es pas assez vite, pas assez courageux, pas assez puissant, que tu ne vaut absolument pas la peine, que tu ne mérites pas de prendre ce chemin aimant et facile. Et c’est exactement ces aspects qui sont invités aujourd’hui, ces parties qui se sentent ainsi sans valeur, ces parties qui font peu de cas d'elles-mêmes, elle sont invitées à plonger elles aussi dans ce silence.

Tu vois : Ce silence est comme un lac, clair et profond. L’eau dans ce lac n’est pas froide, mais chaude comme tu l'aimes. L’eau n'est pas dure, mais toute douce. Tu ne peux pas non plus tomber dans cette eau, et plonger dans le néant, mais l’eau de ce lac te soutient avec assurance et douceur. Et tu es invité aujourd’hui à sentir cette eau du silence. Percevoir. Percevoir : Comment aimerais-je me plonger dans ce silence ? De quelle façon mon corps aimerait, ma respiration et tout ce que je suis, aimeraient arriver dans ce silence ? Et il n’est pas question de faire quelque chose. Il n’est pas question de lutter et de prouver. Et il n’est plus question de parvenir à quelque chose d'extérieur, à un état artificiel, de faire un silence artificiel et externe. Plus question du silence produit par le mental, qui est insensible, dur et froid.

Tu es invité aujourd’hui à ressentir ce silence affectueux, à percevoir ce silence aimant et à sentir : Ici, profondément à l’intérieur de toi vit ce lac de silence. Chaud et rassurant, ce silence t’attend, attend que tu arrives à la fin de la souffrance. Il attend que tu n’aies plus envie de te tourmenter et de te fatiguer. Ce silence attend que tu te lasses de toute cette lutte et cette recherche. Ce silence attend que tu répondes à son invitation.

Car tu vois : Pendant tout ce temps où tu étais occupé à chercher, où tu étais occupé à lutter, à faire des sacrifices encore et toujours, où tu étais occupé à tant donner pour enfin valoir quelque chose, pour pouvoir rentrer à la maison et arriver chez ton âme – certains d'entre vous croyaient que vous pourriez enfin arriver devant Dieu — vous fondre enfin au-delà de votre karma— devenir un avec tout ce qui est — peu importe ce que tu as cherché tout ta vie : Tout ce temps il y avait cette invitation paisible en toi. Et c’est peut-être la raison pour laquelle tu ne l’as pas entendue. Justement, parce qu’elle était si calme. Si douce. Si attentionnée. Justement parce qu’elle t’a attendu au centre de toi, t’a invité encore et toujours sans jamais abandonner.

Fais-toi plonger dans ce silence. Commence à palper ce silence. Ça a l’air de quoi, quand ton corps touche ce silence ? Ça a l’air de quoi, quand ce silence peut circuler dans ta respiration ? Ça a l’air de quoi, quand ce silence remplit ton corps ? Quand ce silence peut toucher tout ce que tu es vraiment. Quand toutes ces parties de toi, toujours agitées et inquiètes et remplies de tension, ayant toujours de si grandes attentes envers soi-même - que se passe-t-il, quand tu fais glisser ces parties dans le silence ? Que se passe-t-il quand tu sens que tu peux quitter ce chemin de privations désuet et difficile, qui t’a souvent causé tant de douleur ?

Que se passerait-il, si ce nouveau chemin était un chemin pour lequel tu ne dois rien donner, et sur lequel tu apprends à nouveau à recevoir? Que se passerait-il, si ce nouveau chemin était un chemin sur lequel tu n'as pas à renoncer, mais sur lequel tu apprends à accueillir plus dans ta vie ? Que se passerait-il si ce nouveau chemin ne devait plus être un chemin de chaos et de lutte et de tension, mais un chemin que tu peux ressentir comme étant attentionné et aimant et salutaire pour toi ? Que se passerait-il si le nouveau chemin ne devait plus être un chemin de séparation, mais un chemin d’intégration ? L’être humain et l’âme confluant. L’âme et le corps confluant. Le féminin et le masculin confluant. Sombre et clair, froid et chaud, dur et doux confluant ensemble. Un être humain seul, épuisé, et cet océan d’amour de ta propre âme confluant ensemble.

Et ce nouveau chemin commence par le silence. C’est le premier pas. Et peut-être l’un ou l’autre d'entre vous remarquera : Effectivement. Ce n’est pas un chemin pour tout le monde, car ce silence m’attend à l'intérieur de moi. Ce silence m'attend au-delà du drame et de la recherche. Ce silence est simplement présent et vous attend tous. Et quel cadeau quand tu le perçois pour la première fois, quand tu sens pour la première fois que ce monde à l’intérieur de toi est prêt à s’ouvrir. Que toutes ces portes que tu avais fermées sont prêtes à s'ouvrir facilement. Que toutes ces parties de toi figées dans leur douleur, dans leur haine, amorçent un mouvement afin de devenir une partie de toi, une partie de tout ce que tu es.

Ce chemin que moi, Sophia, j’ouvre, existe à un autre niveau. Ce n’est pas le niveau de la dualité. Ce n’est pas le niveau du mental, mais c’est le niveau de l’âme, sur lequel nous nous trouvons. Le niveau tombé si longtemps dans l’oubli, passé au second plan de ta vie et de ton corps. Et le silence en est la porte d’entrée. Le silence est le premier pas pour t’approcher à nouveau de ta propre âme.

Et moi, Sophia, je t’invite à percevoir ce silence, à l’inspirer, à le sentir, et à observer comment tu peux te plonger dans ce silence. Moi, Sophia, je t’invite à ressentir : Ce silence est l’entrée, l’arceau par lequel passera chaque personne souhaitant prendre ce chemin.

Redécouvrir, ressentir, respirer à nouveau le silence, le nouveau silence aimant en toi, lui permettre de faire à nouveau partie de ta vie. Et c’est vrai que ton mental ne comprend pas ce que tout ça signifie. Et c’est vrai que toutes ces parties de toi qui sont impatientes, qui ne demandent pas mieux que de t’emmener dans un nouveau drame, dans une nouvelle aventure, dans une nouvelle séparation, que ces parties là ne sont pas si enthousiasmées par ce silence. Car tu vois : Ce silence ne nourrit plus le drame en toi. Ce silence n'offre plus à la douleur, à la rage, à toutes ces émotions auxquelles tu t’es nourri jusqu’à présent, ce silence n’offre plus de croissance aux émotions. Il n’y a plus de place pour la haine, pour la tristesse, pour la solitude, pour toute cette douleur, pour tout ce désespoir. Dans ce silence il n’y a plus de place pour eux.

Ce silence est le début du plongeon dans un amour profond. Et dans cet amour il n’y a pas de séparation, pas de douleur ni de doute. Et c’est pourquoi certains parties de toi ne sont pas si enthousiasmées par l'invitation, par ce nouveau pas. Et c’est exactement à ce moment qu'elles apparaissent et veulent jouer leurs petits jeux avec toi. La partie qui a joué toute ta vie : Je ne mérite pas de sentir autant d’amour et de l’accepter ; qui t’a guidée maintes et maintes fois vers de nouvelles déceptions, qui t’a fait vivre maintes et maintes fois : "Regarde, ce n’est pas pour toi. Regarde, tu es tellement plus pauvre, tellement plus malade, tellement solitaire, tu as tellement moins de valeur que tout les autres êtres humains. "

Cette partie n’est pas si enthousiasmée par ce silence affectueux que tu as maintenant découvert en toi. Car elle sait que dès que tu plongeras de plus en plus dans ce silence, il n’y aura plus de travail pour elle. Ce silence affectueux et douillet ne lui laisse plus d’espace pour se sentir sans valeur, pour souffrir et être déçue et pour jouer tout ce qu’elle a joué jusqu’à présent avec toi. Il n’y a pas de place pour elle dans ce silence.

Et cette découverte fait remonter toutes ces parties de toi. La partie craintive qui aime avoir peur, qui voit partout le pire et le plus menaçant, qui croit qu’elle est agressée de toutes parts, qu’elle est traitée injustement, qu’elle est soumise et abusée. Cette partie craintive ne peut rien faire, ne peut pas trouver tellement de joie à ce silence. Ça ne correspond pas à son habitude et au jeu qu’elle est habituée de jouer. Ni aux habitudes de cette partie en toi qui est toujours si fâchée, qui ne laisse pas passer une occasion de casser la vaisselle, de crier, d'être furieux, de se fâcher, et de brusquer les autres; et avant tout de te cogner ta propre tête. Cette partie furieuse n’est pas si enthousiasmée par ce silence dans ton for intérieur. Cette partie furieuse est fâchée que tu oses vraiment percevoir ce silence. Cette partie est furieuse que ce silence te plaise tellement, que tu te sentes si bien dans ce silence aimant, attentif à toi, en toi.

Tu vois : Tu es la première, le premier qui peut accepter l’invitation de ton âme. Tu es le premier qui peut se plonger dans ce silence. Qui peut percevoir ce silence, le sentir, le comprendre. Tu es le premier qui, innocent comme un enfant, désinvolte et curieux comme un enfant, se laisse glisser dans ce silence. Dans cet amour, dans cette sécurité, qui est là, seulement pour toi.

Et ça n'a aucune importance que des parties de toi n'aient pas encore perçu cette invitation, qu’elles n'aient pas encore entendu la bonne nouvelle. La bonne nouvelle que tu as déjà apprise : "Il y a ce silence dans mon for intérieur. Il y a cette chaleur, cette sécurité, cet amour pour moi. "

***

Et c’est exactement ici que nous nous arrêtons un instant. Et nous invitons l’énergie de notre invité d’aujourd’hui. Notre invité qui nous accompagne, nous soutient, nous supporte et nous encourage lors de ce premier pas. Cet invité que certains d’entre vous connaissent déjà. Certains se creusent la tête depuis notre dernier rencontre, se demandent : Qui est cet invité ? Quelle est cette énergie si proche de moi, qui m’est si familière, dont je ne doute pas? Que je n’ai pas le goût de contredire car elle m’est si familière, si intime. Si proche, comme un frère ou une sœur.

Et moi, Sophia, je t’invite à percevoir l’énergie de Yeshua, faisant partie de cet espace, faisant partie de notre voyage commun, qui sommeille en chacun de vous. Car tu vois : Yeshua a déjà offert ce trajet, ce plan, cet itinéraire sur Terre. Il n’y a pas si longtemps. Yeshua est la partie en ton for intérieur qui connait déjà ce chemin. La partie à l’intérieur de toi qui désire ardemment s’éveiller, qui désire regarder à nouveau dans les yeux de sa propre âme. La partie en toi qui sait : "Je suis l’enfant de mon âme. Je suis infiniment aimé, infiniment en sécurité." Cette partie dans ton for intérieur qui sait : "Je ne peux jamais mourir. Je ne peux jamais disparaître. "

Yeshua est cette partie en chacun de vous. Cette partie qui a doucement frappé à la porte, en dedans de toi, et qui t’a invité. Cette partie à l’intérieur de toi qui t’a regardé par-dessus l’épaule et t’a observé dans ta vie et a dit : Ce n’est pas ennuyeux d’être seul comme ça? Ce n’est pas ennuyeux d’avoir tellement peur de ta vie ? De craindre ainsi ce quelque chose dans ton for intérieur ? De te fermer ainsi devant cette âme à l’intérieur de toi? Yeshua est la partie en toi qui t’invite à t’éveiller. Qui t’invite à t’épanouir d’une nouvelle manière.

Yeshua fait partie de notre voyage commun. De la même façon que mon énergie, l’énergie de la sagesse et du silence de Sophia qui tient cet espace, qui porte cet espace et soutient chacun d'entre vous. L’énergie de Yeshua te soutient pareillement, et te tient et te supporte, à chaque moment que tu souhaites, à chaque moment où tu perçois et tu souhaites reconnaître cette énergie.

Aujourd’hui nous parlons avec cette partie en toi qui a déjà dit oui. Nous parlons avec ce pionnier, cette graine qui sommeille en toi et qui est prête à s’éveiller, prête à plonger dans ce merveilleux silence attentif. Nous parlons avec cette partie de toi qui est si sage et si tendre, qui a déjà dit oui. Et chacun d’entre vous se trouvant ici aujourd’hui a cette partie en lui, autrement vous ne pourriez pas me percevoir, me sentir, m'entendre. Chacun d’entre vous a cette partie qui est prête à plonger dans ce silence, qui est prête à arriver dans ce silence suave, qui est prêt à devenir tendre et à céder, qui est prêt à reconnaître ce niveau à l’intérieur de toi — ouvrir à nouveau le niveau de ton âme, la laisser redevenir une partie consciente de toi.

Et nous t’invitons en cette occasion spéciale, nous t’invitons à ne plus cacher l’amour et la conscience de cette superbe partie de toi, à ne plus l’enterrer, à ne plus l'ignorer. Nous t’invitons à faire briller cette partie à l’intérieur de toi, cette partie qui a déjà dit oui.

Yeshua t’a déjà invité une fois : Annonce la bonne nouvelle à tous les êtres humains ! Et nous t’invitons aujourd’hui : Permets-toi de faire briller cette bonne nouvelle en toi et tous les aspects de toi qui ont encore tellement peur, qui veulent encore tellement souffrir ou qui sont fâchés — permets à la bonne nouvelle d'atteindre aussi ces aspects. Permets à la bonne nouvelle de se propager dans ton corps, de faire luire sa lumière, son amour, sa chaleur, sa sécurité dans tout ce que tu es.

Certains d’entre vous pensaient qu’il était question de protéger et de conserver cette superbe partie. Qu’il était question de ne pas permettre à ces parties fâchées et craintives de troubler cette bonne nouvelle. Vous avez pensé qu’il était si important de séparer cette graine à l’intérieur de toi de tout le reste. Pour qu’elle puisse ainsi rester pure. Pour qu’elle puisse ainsi rester claire. Pour qu’elle puisse être aimante.

Et moi, Sophia, je vous invite aujourd’hui à sentir : Cette graine n’est rien que tu dois protéger. Cette graine est seulement le début de ce chemin. Ce n’est que le début de ce voyage. Le début de cet amour. Et plus tu permets à cette graine de rayonner, de grandir — plus tu permets à cette graine de communiquer avec tous les aspects de toi, plus tu permets à cette lumière d'éclairer les coins les plus sombre, plus tu permets à cette partie inspirée de toi de parler aux autres espaces qui n’ont pas encore entendu la bonne nouvelle, qui n’arrivent pas encore à percevoir ce silence, qui n’ont pas encore touché cette chaleur, cette sécurité, et plus tu percevras que cette graine à l’intérieur de toi commence à grandir. Cette clarté, cet amour fluide dans ton for intérieur n’a pas besoin d’être protégé, n’a pas besoin d’être tenu sous verre, mais il aimerait communiquer avec tout ce que tu es.

Cette partie de toi a tellement d’amour et elle veut le partager avec tous les aspects de toi qui te composent. Elle aimerait s’approcher de cette partie fâchée en toi et la toucher et lui faire savoir à quel point elle est vraiment en sécurité. Cette luminosité aimerait aussi rencontrer cette partie craintive, la regarder tendrement et lui faire savoir : "Tu es en sécurité. Tu es déjà sauvée et entre bonnes mains et en sécurité." Cette luminosité à l’intérieur de toi veut rencontrer cet aspect qui se fait encore tellement de peine, qui se laisse abuser, qui pense valoir si peu, et elle aimerait faire savoir à cet aspect de toi : "Tu es déjà aimé." Tu as donc déjà l’amour de ton âme. Tu n’as plus besoin de te faire vivre la douleur. Tu n’as plus besoin de vivre des privations, car ton âme t’aime déjà tellement. Tellement.

Et ainsi le premier pas de notre voyage ensemble est quelque chose que tu peux accepter pour toi et quelque chose que tu peux transmettre à tous tes aspects. Tu peux le partager avec tout ce que tu es. Pas avec d’autres êtres humains. Ne le partage pas avec ton partenaire ou tes amis, mais avec ceux qui en ont vraiment besoin. Avec ceux qui attendent depuis si longtemps cette clarté, cet amour, ce silence, salutaire et sécurisant.

Nous t’invitons à respirer avec ce silence. Nous t’invitons jusqu’à notre prochaine rencontre à faire encore mieux connaissance avec ce silence, à plonger plus profondément dans ce silence et à explorer : Qu’est-ce que ce silence t’apporte ? Comment ce silence guérit ton corps et toutes les parties de ton for intérieur ? Comment tu peux plonger dans ce lac d’amour, de chaleur et de sécurité ? Respiration après respiration, chaque fois un peu plus.

Certains d’entre vous croient encore que la tâche n’est pas assez difficile, qu'elle ne comporte pas assez de défis. Certains d’entre vous attendent encore quelque chose de lourd, de lourd et difficile. Et je t’invite à ressentir : C’est le plus grand pas que tu puisses faire, que de plonger dans ce silence. Ce n’est pas nécessaire d’en parler. Ce n’est pas nécessaire de le partager avec d’autres êtres humains, mais c’est un cadeau qui t'appartient, d'abord et avant tout. Que tu peux expérimenter plus profondément, que tu peux percevoir et que tu peux sentir. Et l’amour et la sagesse de Sophia et la passion et le savoir de Yeshua t’accompagne sur ton chemin, sur ton chemin vers ta propre âme.

Et c’est ainsi que nous commençons…



Traduit en français par Jutta Bosch.
Edition, Annie Francoeur.

© 2009, Lea Hamann, Königstein im Taunus.
Il nous fait plaisir que tu distribues ce texte, à condition que ce soit fait sans but lucratif et avec l'ajout de cette remarque au bas de la page!
Note générale sur la canalisation:
Chaque texte canalisé par un être humain est une expression unique. Une expression parmi plusieurs expressions possibles. Prends-y ce qui te convient, ce qui te plaît. Pour chaque canalisation, garde ceci en tête: Les mots sont des outils pour traduire l’énergie et pour l'accueillir, mais les mots ne sont pas l'essentiel du message.
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Sophia est une énergie féminine qui accompagne l’éveil et l’évolution de l’humanité par sa compréhension et sa sagesse. Ses messages sont simples et profonds. Lea Hamann accueille depuis quelque temps personnellement et dans le cadre de son travail l’énergie de Sophia. Elle débuta en 2007 à canaliser Sophia en public. Depuis ce temps, Sophia nous rejoint par des canalisations mensuelles, "La série de Sophia". Elle nous invite à redevenir intime avec l’énergie féminine de notre âme.
L’énergie féminine ne signifie pas forcément être une femme. L'âme des hommes aussi bien que celle des femmes possède une partie féminine. Le rôle du principe féminin est de nous aider à accepter la plénitude, à laisser grandir nos créations et à vivre notre vie avec un sentiment de profonde confiance. Dans notre monde actuel, la plupart des êtres humains ont tendance à être en déséquilibre et à vivre d’une façon sélective leur énergie masculine. Sophia souligne souvent à quel point la relation avec l’énergie féminine est importante pour une vie équilibrée et vécue dans l'amour.
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Lea Hamann est née en 1982; elle travaille comme enseignante de la Nouvelle Énergie, et est une accompagnante remplie de compassion pour des êtres humains qui vivent leur éveil spirituel. Elle enseigne la respiration consciente et la reconnexion avec l’énergie féminine dans des sessions personnelles et des séminaires. La sagesse de Sophia est un élément inséparable du travail de Lea Hamann. L’amour de Sophia est une présence constante dans ses sessions et ses séminaires. Lea Hamann vit avec son partenaire Matthias Kreis à Königstein au Taunus.
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